Spézet évoque le patron de la motte de beurre réalisée par les habitantes de Spézet pour le pardon annuel, fête religieuse. Cette motte, pleine à l’origine, est devenue une structure vide à partir des années 60, conséquence directe des changements de société. L’œuvre renouvelle des langages esthétiques affaiblis et ouvre un espace pour une réinterprétation de formes épuisées par leur usage. Le beurre rappelle la cire des cierges, la transformation de la matière, l’accrochage au mur en fait une œuvre votive. La mise à plat révèle la fragilité de cette tradition, qui résiste dans cette enveloppe ornementale grâce à la transmission par les femmes.
Sandra Doublet
Spézet – 2024 Cire, coton, acier, ruban adhésif 160 x 160 cm
Motifs d’après les moules du pardon du beurre de Spézet (29) par Vincent Flejou